L’essentiel
Acheter son logement coûte cher le premier jour, puis rapporte un peu chaque mois. Il existe donc un moment où l’achat rattrape la location, puis la dépasse. Nous avons calculé ce moment pour 2 995 communes, où vivent 43 millions de personnes.
« 8 ans et demi » ne veut pas dire qu’il faut 8 ans et demi pour rembourser son logement. Cela veut dire : si vous revendez avant, vous auriez été plus riche en restant locataire. Après cette date, c’est l’achat qui l’emporte, et l’écart grandit chaque année.
Pourquoi l’achat part toujours en retard
Le jour où il signe, l’acheteur paie des frais d’acquisition — ce qu’on appelle les « frais de notaire ». L’essentiel est un impôt, versé à l’État et au département. Pour un logement à 200 000 €, ils s’élèvent à 15 408 €. Cet argent ne se récupère pas à la revente : il est perdu.
Le locataire, lui, ne perd rien ce jour-là. Il garde son épargne et peut la placer. L’acheteur démarre donc avec un retard. Toute la question est de savoir en combien de temps il le comble.
Un exemple : un appartement à Dijon
Prenons un appartement de 52 m² à Dijon. Il s’y vend 140 200 €. Le même se loue 694 € par mois, charges comprises.
- L’acheteur paie 11 300 € de frais, et apporte en tout 25 300 €. Il emprunte le reste. Chaque mois, il sort 899 € : le crédit, son assurance, les charges, l’entretien et la taxe foncière.
- Le locataire paie 694 € de loyer. Il place les 25 300 € qu’il n’a pas dépensés, et ajoute chaque mois les 205 € d’écart.
Les deux sortent donc exactement la même somme de leur poche. Ce qui change, c’est ce qu’il leur reste. L’acheteur possède un logement, moins ce qu’il doit encore à la banque. Le locataire possède son épargne. On compare ces deux patrimoines — ce que chacun possède, dettes déduites — année après année.
À Dijon, si les prix ne bougent pas, l’acheteur passe devant au bout de 10 ans et demi. Si les prix montent de 2 % par an, 3 ans et demi suffisent.
Ce que possèdent l’acheteur et le locataire, à Dijon
Le locataire est devant au départ : il n’a pas payé de frais d’acquisition. L’acheteur le rattrape au bout de 10 ans et demi à prix stables.
Voir les données
| Année | Locataire | Acheteur, prix stables | Acheteur, prix en hausse |
|---|---|---|---|
| Signature | 25 318 € | 14 017 € | 14 017 € |
| 5 ans | 40 141 € | 31 579 € | 46 169 € |
| 10 ans | 53 672 € | 52 339 € | 83 036 € |
| 15 ans | 65 453 € | 76 878 € | 125 360 € |
| 20 ans | 74 937 € | 105 885 € | 174 003 € |
| 25 ans | 83 550 € | 142 245 € | 232 041 € |
| 30 ans | 93 154 € | 189 692 € | 303 423 € |
Source : calcul MORYA Research d’après DVF 2025 (DGFiP) et la Carte des loyers T3 2025 (estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin)
Ville par ville : de 3 ans et demi à 21 ans
Dans les 39 villes de plus de 100 000 habitants que nous avons pu étudier, l’écart est considérable. À Argenteuil (95), l’achat l’emporte en 3 ans et demi. À Saint-Paul (974), il faut 21 ans.
La raison tient en une phrase : plus un logement est cher par rapport à son loyer, plus il faut de temps. Là où les prix sont bas et les loyers corrects, l’achat gagne vite. Là où les prix ont beaucoup monté sans que les loyers suivent, il gagne tard.
Nombre d’années avant que l’achat l’emporte, à prix stables
- Argenteuil (95)3,5 ans2 ans si hausse
- Perpignan (66)3,6 ans2,1 ans si hausse
- Nîmes (30)4,4 ans2,3 ans si hausse
- Saint-Étienne (42)4,7 ans2,5 ans si hausse
- Saint-Denis (93)5,4 ans2,4 ans si hausse
- Saint-Denis (974)5,8 ans2,6 ans si hausse
- Limoges (87)6,2 ans2,8 ans si hausse
- Besançon (25)6,3 ans2,8 ans si hausse
- Le Mans (72)6,9 ans2,9 ans si hausse
- Orléans (45)7 ans2,8 ans si hausse
- Clermont-Ferrand (63)7,2 ans2,9 ans si hausse
- Toulon (83)7,8 ans3 ans si hausse
- Brest (29)7,8 ans3,1 ans si hausse
- Marseille (13)7,9 ans3 ans si hausse
- Amiens (80)8,8 ans3,2 ans si hausse
- Le Havre (76)8,9 ans3,3 ans si hausse
- Nancy (54)9,1 ans3,3 ans si hausse
- Grenoble (38)9,7 ans3,3 ans si hausse
- Nice (06)10,4 ans3,3 ans si hausse
- Dijon (21)10,7 ans3,5 ans si hausse
- Reims (51)10,8 ans3,5 ans si hausse
- Boulogne-Billancourt (92)10,9 ans3,3 ans si hausse
- Rouen (76)11 ans3,5 ans si hausse
- Villeurbanne (69)11 ans3,4 ans si hausse
- Tours (37)11,4 ans3,6 ans si hausse
- Annecy (74)11,9 ans3,5 ans si hausse
- Montpellier (34)12,2 ans3,7 ans si hausse
- Angers (49)12,3 ans3,7 ans si hausse
- Caen (14)12,8 ans3,8 ans si hausse
- Aix-en-Provence (13)13,1 ans3,7 ans si hausse
- Montreuil (93)13,2 ans3,7 ans si hausse
- Lille (59)14,1 ans3,9 ans si hausse
- Paris (75)14,3 ans3,8 ans si hausse
- Nantes (44)15,1 ans4,1 ans si hausse
- Toulouse (31)15,3 ans4,1 ans si hausse
- Lyon (69)16,8 ans4,3 ans si hausse
- Rennes (35)17 ans4,3 ans si hausse
- Bordeaux (33)17,4 ans4,3 ans si hausse
- Saint-Paul (974)20,8 ans4,8 ans si hausse
Voir le prix et le loyer de chaque ville
| Ville | Prix d’achat | Loyer par mois | Prix stables | Prix en hausse |
|---|---|---|---|---|
| Argenteuil (95) | 159 400 € | 1 007 € | 3,5 ans | 2 ans |
| Perpignan (66) | 78 000 € | 634 € | 3,6 ans | 2,1 ans |
| Nîmes (30) | 113 500 € | 761 € | 4,4 ans | 2,3 ans |
| Saint-Étienne (42) | 62 400 € | 514 € | 4,7 ans | 2,5 ans |
| Saint-Denis (93) | 209 900 € | 1 091 € | 5,4 ans | 2,4 ans |
| Saint-Denis (974) | 136 200 € | 785 € | 5,8 ans | 2,6 ans |
| Limoges (87) | 78 500 € | 539 € | 6,2 ans | 2,8 ans |
| Besançon (25) | 114 700 € | 670 € | 6,3 ans | 2,8 ans |
| Le Mans (72) | 100 400 € | 612 € | 6,9 ans | 2,9 ans |
| Orléans (45) | 132 600 € | 741 € | 7 ans | 2,8 ans |
| Clermont-Ferrand (63) | 110 100 € | 649 € | 7,2 ans | 2,9 ans |
| Toulon (83) | 139 800 € | 751 € | 7,8 ans | 3 ans |
| Brest (29) | 112 300 € | 633 € | 7,8 ans | 3,1 ans |
| Marseille (13) | 165 200 € | 847 € | 7,9 ans | 3 ans |
| Amiens (80) | 129 200 € | 697 € | 8,8 ans | 3,2 ans |
| Le Havre (76) | 114 300 € | 643 € | 8,9 ans | 3,3 ans |
| Nancy (54) | 117 600 € | 632 € | 9,1 ans | 3,3 ans |
| Grenoble (38) | 130 000 € | 698 € | 9,7 ans | 3,3 ans |
| Nice (06) | 251 600 € | 1 062 € | 10,4 ans | 3,3 ans |
| Dijon (21) | 140 200 € | 694 € | 10,7 ans | 3,5 ans |
| Reims (51) | 138 300 € | 681 € | 10,8 ans | 3,5 ans |
| Boulogne-Billancourt (92) | 430 300 € | 1 546 € | 10,9 ans | 3,3 ans |
| Rouen (76) | 140 600 € | 690 € | 11 ans | 3,5 ans |
| Villeurbanne (69) | 186 000 € | 813 € | 11 ans | 3,4 ans |
| Tours (37) | 147 300 € | 702 € | 11,4 ans | 3,6 ans |
| Annecy (74) | 269 000 € | 1 063 € | 11,9 ans | 3,5 ans |
| Montpellier (34) | 176 400 € | 806 € | 12,2 ans | 3,7 ans |
| Angers (49) | 163 600 € | 757 € | 12,3 ans | 3,7 ans |
| Caen (14) | 154 700 € | 719 € | 12,8 ans | 3,8 ans |
| Aix-en-Provence (13) | 250 700 € | 995 € | 13,1 ans | 3,7 ans |
| Montreuil (93) | 312 000 € | 1 189 € | 13,2 ans | 3,7 ans |
| Lille (59) | 192 200 € | 820 € | 14,1 ans | 3,9 ans |
| Paris (75) | 505 900 € | 1 671 € | 14,3 ans | 3,8 ans |
| Nantes (44) | 176 400 € | 754 € | 15,1 ans | 4,1 ans |
| Toulouse (31) | 170 200 € | 727 € | 15,3 ans | 4,1 ans |
| Lyon (69) | 232 900 € | 862 € | 16,8 ans | 4,3 ans |
| Rennes (35) | 192 700 € | 773 € | 17 ans | 4,3 ans |
| Bordeaux (33) | 214 100 € | 832 € | 17,4 ans | 4,3 ans |
| Saint-Paul (974) | 284 100 € | 981 € | 20,8 ans | 4,8 ans |
Source : calcul MORYA Research d’après DVF 2025 (DGFiP) et la Carte des loyers T3 2025 (estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin)
Trois France face à l’achat
Là où l’achat gagne vite
Dans 276 communes, il suffit de moins de cinq ans, même si les prix ne montent pas. Ce sont surtout des villes moyennes et des communes populaires de banlieue, où les prix sont restés bas : Sarcelles (95), Sevran (93), Évry-Courcouronnes (91), Épinay-sur-Seine (93), Les Abymes (971), Bondy (93), Saint-Quentin (02) et Argenteuil (95).
Attention toutefois : un prix très bas a souvent une raison. Des charges lourdes, de gros travaux à venir ou une copropriété en difficulté ne se voient pas dans un prix médian.
Là où il faut être patient
Dans 472 communes, la bascule demande plus de dix ans. On y trouve la plupart des grandes métropoles : les prix y ont beaucoup progressé, les loyers beaucoup moins. Acheter y reste gagnant, à condition de ne pas déménager.
Là où louer reste gagnant
Dans 62 communes, l’achat ne rattrape jamais la location en 30 ans, si les prix ne montent pas. Presque toutes sont des stations du littoral ou de montagne : La Rochelle (17), Les Sables-d'Olonne (85), Saint-Malo (35), Anglet (64), Biarritz (64), Concarneau (29), Pornic (44) et Hendaye (64). Les prix y sont tirés par les résidences secondaires, alors que les loyers à l’année restent ceux d’une ville ordinaire.
Durée médiane avant la bascule, par région
- Bourgogne-Franche-Comté5,2 ans47 communes
- Centre-Val de Loire5,3 ans35 communes
- Grand Est5,5 ans42 communes
- Île-de-France5,5 ans297 communes
- Hauts-de-France7,2 ans73 communes
- Auvergne-Rhône-Alpes9 ans233 communes
- Normandie9,9 ans64 communes
- Provence-Alpes-Côte d'Azur10,7 ans134 communes
- Pays de la Loire12,9 ans45 communes
- Occitanie13,6 ans128 communes
- Nouvelle-Aquitaine14,4 ans99 communes
- Bretagne17,3 ans67 communes
- Corse18 ans14 communes
De 5 ans en Bourgogne-Franche-Comté à 18 ans en Corse.
Source : calcul MORYA Research — régions comptant au moins 10 communes étudiées
La règle simple : comptez en années de loyer
Un seul calcul résume presque tout. Divisez le prix du logement par ce qu’il coûterait à louer pendant un an. Vous obtenez le nombre d’années de loyer que représente l’achat.
Exemple : un appartement à 180 000 € qui se louerait 900 € par mois, soit 10 800 € par an, coûte un peu moins de 17 années de loyer. Plus ce nombre est bas, plus l’achat gagne vite.
| Le logement coûte… | Villes | L’achat l’emporte après |
|---|---|---|
| moins de 12 années de loyer | 195 | 4 ans |
| 12 à 15 années de loyer | 304 | 5 ans et demi |
| 15 à 18 années de loyer | 323 | 9 ans |
| 18 à 21 années de loyer | 243 | 13 ans |
| 21 à 25 années de loyer | 144 | 20 ans |
| 25 à 30 années de loyer | 64 | plus de 30 ans |
| plus de 30 années de loyer | 28 | plus de 30 ans |
Ce qui change tout : les prix d’abord
Nos durées reposent sur des hypothèses. Nous les avons toutes fait varier, une par une, sur les 1 301 villes. Quatre d’entre elles déplacent fortement le résultat.
L’évolution des prix, d’abord
C’est de loin le facteur le plus puissant. Si les prix restent stables, la ville du milieu bascule en 8 ans et demi. S’ils montent de 2 % par an, en 3 ans. S’ils baissent de 1 % par an, en 15 ans.
Personne ne connaît les prix de demain, et nous ne les prévoyons pas. Un repère seulement : entre 2016 et 2025, dans ces mêmes villes, le prix des appartements a augmenté de 2,3 % par an dans la ville du milieu. Mais dans une ville sur quatre, la hausse est restée sous 1,3 % par an.
Le taux du crédit, ensuite
Nous retenons 3,35 % sur 25 ans, le taux moyen relevé en août 2026. À 2,5 %, la bascule tombe à 5 ans et demi. À 4,5 %, elle recule à 15 ans et demi. Un crédit plus cher laisse moins d’argent pour rembourser le capital : l’acheteur s’enrichit plus lentement.
Le coût de la revente
Notre référence suppose une revente sans frais. Si l’on retire 5 % du prix — une commission d’agence, par exemple —, la bascule passe de 8 ans et demi à 11 ans et demi.
Ce que le locataire fait de son épargne
Notre locataire place son argent à 2,2 % net par an, le rendement d’un placement sans risque. S’il obtenait 4 %, la bascule reculerait à 12 ans et demi. Encore faut-il qu’il place vraiment l’écart chaque mois, sans jamais y toucher : c’est l’hypothèse la plus exigeante du calcul.
| Hypothèse modifiée | Durée médiane | Villes au-delà de 30 ans |
|---|---|---|
| Scénario de référence (prix stables) | 8,5 ans | 62 |
| Prix en hausse de 2 % par an | 3,1 ans | 0 |
| Prix en baisse de 1 % par an | 15 ans | 160 |
| Crédit à 2,5 % | 5,4 ans | 24 |
| Crédit à 4,5 % | 15,7 ans | 158 |
| Épargne à 1,5 % (Livret A) | 7,6 ans | 22 |
| Épargne à 4 % | 12,7 ans | 283 |
| Revente avec 5 % de frais | 11,3 ans | 78 |
| Apport de 20 % du prix | 7,8 ans | 50 |
| Crédit sur 20 ans à 3,27 % | 7,8 ans | 42 |
À l’inverse, la taille de l’apport et la durée du crédit comptent peu : elles déplacent la bascule de moins d’un an.
Et pour une maison ?
Nous avons refait le calcul pour une maison de 92 m², dans 2 608 communes — beaucoup plus nombreuses, car les maisons se vendent aussi dans les petites villes. La bascule y arrive un peu plus tôt : 7 ans et demi dans la commune du milieu à prix stables, 3 ans si les prix suivent l’inflation.
La géographie est la même. L’achat gagne vite en Bourgogne-Franche-Comté (4 ans) et lentement en Provence-Alpes-Côte d'Azur (12 ans). Dans 22 communes, il ne l’emporte pas en 30 ans.
Et chez vous ?
Une commune n’apparaît que si l’on y compte au moins 30 ventes en 2025 et un loyer jugé fiable.
Loyers : Carte des loyers T3 2025 (estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin).
Ce que cette étude ne dit pas
Ces durées comparent deux situations types. Elles ne disent pas si vous, vous devez acheter.
- Elle ne prévoit pas les prix. Nous donnons deux scénarios, pas une prévision. Votre résultat réel dépendra surtout de ce que vaudra votre logement le jour où vous le revendrez.
- Elle compare un logement type, pas le vôtre. Le prix est celui de la vente du milieu dans la commune ; le loyer, celui d’un logement de référence mis en location. Un bien très bien placé, ou à rénover, s’en écarte.
- Les charges et les travaux sont les mêmes partout. C’est une moyenne nationale. Dans un grand ensemble aux charges élevées, l’achat est moins favorable que ne le dit notre calcul.
- La taxe foncière est estimée. Nous appliquons le vrai taux de chaque commune, mais la base sur laquelle il porte n’est pas publique logement par logement.
- Les loyers sont ceux des annonces. Un locataire en place depuis longtemps paie souvent moins : pour lui, rester locataire est plus avantageux que ne le dit le calcul.
- Elle ignore les aides et les situations particulières. Prêt à taux zéro, pénalités de remboursement anticipé, frais de déménagement ou d’agence à la location ne sont pas comptés.
- Elle ne couvre pas tout le pays. L’Alsace et la Moselle manquent : les ventes n’y figurent pas dans la base nationale des transactions. Les communes où l’on vend peu sont écartées.
- Elle ne parle que d’argent. La liberté de déménager, la sécurité d’être chez soi, le plaisir d’aménager : rien de cela ne se mesure ici.
Méthode et sources
Le principe. Deux ménages disposent de la même épargne et sortent chaque mois la même somme. L’un achète, l’autre loue et place la différence. Nous suivons leurs deux patrimoines mois par mois, et nous relevons le premier mois où celui de l’acheteur dépasse celui du locataire.
Les prix. Prix médian au mètre carré des ventes de 2025, par commune et par type de bien, tiré de la base « Demandes de valeurs foncières » de la DGFiP. La médiane est le prix du milieu : la moitié des ventes s’est faite en dessous, l’autre moitié au-dessus.
Les loyers. Indicateurs de la Carte des loyers 2025 : loyer d’annonce charges comprises, pour un logement non meublé mis en location au troisième trimestre 2025 (estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin). À Paris, Lyon et Marseille, nous faisons la moyenne des arrondissements, pondérée par le nombre d’annonces.
Les communes retenues. Sur 34 799 communes examinées, nous gardons celles qui comptent au moins 30 ventes du type de bien en 2025, et dont l’indicateur de loyer est calculé à l’échelle de la commune, sur au moins 30 annonces, avec un coefficient de détermination d’au moins 0,5 — les seuils de prudence recommandés par l’ANIL. Il en reste 1 301 pour les appartements et 2 608 pour les maisons, soit 2 995 communes différentes.
La taxe foncière. Elle vaut le taux voté par la commune, appliqué à la moitié d’un loyer théorique fixé par l’administration. Ce loyer théorique n’étant pas public, nous le supposons égal à 34 % du loyer de marché pour un appartement : c’est le rapport qui redonne la taxe moyenne nationale, de l’ordre de 865 € par appartement et 1 090 € par maison en 2025, ordures ménagères comprises (d’après DGFiP Statistiques n° 46). Les taux sont ceux de 2024.
Une contre-vérification. Nous avons comparé les loyers de la Carte à ceux de notre propre référentiel, pour les petits appartements de 505 communes. L’écart médian est de 3 %, et 89 % des communes sont à moins de 20 % d’écart. La corrélation reste modérée (0,46) : notre référentiel est plus bruité, c’est pourquoi nous ne l’utilisons pas pour le calcul.
Les hypothèses du calcul
| Logement comparé | appartement de 52 m² (ou maison de 92 m²) |
|---|---|
| Frais d’acquisition | droits de mutation 5,81 %, émoluments du notaire au barème, soit 15 408 € pour 200 000 € |
| Apport | les frais d’acquisition, plus 10 % du prix |
| Crédit | 25 ans à 3,35 %, assurance 0,20 % du capital par an |
| Charges de copropriété | 1 488 € par an pour l’appartement |
| Entretien et travaux | 15 € par m² et par an (appartement), 20 € (maison) |
| Loyers, charges, taxe foncière | + 2 % par an |
| Prix de vente | stables dans le scénario de référence ; + 2 % par an dans le second |
| Épargne du locataire | placée à 2,2 % net par an |
| Horizon | 30 ans |
Sources des hypothèses : taux de crédit — Observatoire Crédit Logement / CSA, tableau de bord d’août 2026 ; charges de copropriété — Observatoire Foncia 2026 (moyenne par lot en 2025) ; rendement de l’épargne — rendement moyen des fonds en euros en 2025 (ACPR), net de prélèvements sociaux ; hausse des loyers — cible d’inflation de la Banque centrale européenne ; barème des émoluments et droits de mutation en vigueur en 2026. Assurance, entretien et débours sont des hypothèses de l’observatoire. Version de la méthode : v1.0. Calcul du 30 septembre 2026. La démarche générale de l’observatoire est décrite sur la page Méthode.